Des outils très motivants

Mettre en place un plan d’épargne salariale, c’est profiter des avantages accordés par les pouvoirs publics pour associer ses salariés à la vie de l’entreprise et leur proposer une épargne plutôt avantageuse !

Une variété d’outils tous destinés à resserrer les liens

Parce que la 1ère force vive de l’entreprise est le capital humain, la motivation des salariés est l’une des clés pour gagner en compétitivité. Les dispositifs d’intéressement et de participation permettent aux entreprises qui y ont recours de motiver leurs salariés en les associant directement à la croissance et à la réussite de l’entreprise. Mais on peut très bien mettre en place un plan d’épargne salariale, sans participation ni intéressement. Dans ce cas, l’abondement (somme complémentaire aux versements volontaires des salariés) permettra à l’entreprise d’inciter ses salariés à l’épargne.

Bon à savoir

L’actionnariat salarié est une autre manière d’associer les salariés aux performances de l’entreprise. Plus du tiers de l’épargne salariale est investie dans des fonds contenant des titres de l’entreprise (45 milliards d’euros sur 120 milliards d’encours).

Un vecteur essentiel de motivation collective des salariés

L’ensemble des dispositifs d’épargne salariale repose sur une égalité de traitement entre les salariés. Il ne s’agit pas ici de moduler la récompense en fonction de l’effort personnel de chacun, mais de créer une dynamique collective.

En outre, ils permettent de fidéliser, dans la durée, les salariés clés de l’entreprise et d’attirer les hauts potentiels.

L’occasion d’un dialogue social

La mise en place d’un plan d’épargne salariale, d’un accord d’intéressement ou de participation est l’occasion d’un dialogue social. Seuls les chefs d’entreprises dans lesquelles il n’existe ni délégué syndical ni comité d’entreprise – ou en cas d’échec de la négociation – peuvent octroyer unilatéralement un dispositif d’épargne salariale. Le dialogue se poursuit tout au long de la vie de l’accord puisque des représentants des salariés participent, à parité avec les représentants de l’employeur, à la gouvernance des fonds d’épargne salariale.

Des dispositifs encouragés par les pouvoirs publics

Forme de rémunération distincte du salaire, l’épargne salariale, quelle que soit sa forme, échappe aux charges sociales. Elle supporte depuis quelques années – à la charge de l’entreprise – le forfait social, dont le taux est fixé en principe à 20 % mais peut être réduit à 16 %, voire 8 % dans certains cas.

Côté salariés, les sommes reçues, si elles sont conservées suffisamment longtemps sur un plan, ne supportent que les contributions sociales et échappent à l’impôt sur le revenu.

Bon à savoir

C’est au sein de l’entreprise grâce aux mécanismes d’épargne salariale que les salariés, notamment les plus modestes, bénéficient d’une opportunité, souvent la seule, de se constituer une épargne de précaution.

Pour aller plus loin

La mise en place d'un actionnariat salarié